La tombe des Lucioles – Nosaka Akiyuki

1945. Derniers mois de la guerre, au Japon. Les B29 lâchent leurs bombes, bombes incendiaires, mines…

Noir, c’est franchement noir. Ruines, morts, flammes. Toute la famille du héros meurt, petit à petit, dans les souffrances, la faim, la pauvreté, les vers… Lui-même meurt après s’être chié sur lui-même, souffrant de diarrhées perpétuelles, au milieu des ruines fumantes.

C’est franchement dérangeant, aidé d’un texte bien écrit (traduit par Patrick De Vos) et de jolies illustrations de Nicolas Delort.

Allez aimer la guerre, après ça !

Le bouquin est court, c’est pas plus mal, j’ai aimé le lire mais supporter ces souffrances plus longtemps, pfff… j’eusse déprimer.

Une bienvenue postface contextualise l’auteur et son œuvre – provocants, surtout que l’original est sorti au Japon en 1967.

Surprenante, la gestion des dialogues, chaque intervention orale est encadrée de « et de » sans recours au tiret cadratin.


Éditions Philippe Picquier, ISBN 978-2-8097-0141-8